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GuideBonnes pratiques12 min

Les couches de mémoire de Claude Code

Où vivent les règles, ce qui est relu à chaque session, et comment éviter de répéter les mêmes consignes.


Répéter les mêmes consignes à chaque session est le symptôme d'une mémoire mal rangée. Claude Code a plusieurs endroits où poser ce qu'il doit savoir, et ils ne servent pas à la même chose. Mettre la bonne information au bon étage change plus de choses que n'importe quel prompt.

Les quatre étages

ÉtageRelu quandPour quoi
Personnel~/.claude/CLAUDE.mdChaque session, partoutTes préférences à toi, tous projets confondus
Projet./CLAUDE.mdChaque session du projetConventions, commandes, pièges de ce dépôt
Local./CLAUDE.local.mdChaque session, non versionnéCe qui te concerne toi sur ce projet
À la demande.claude/skills/Seulement si la tâche correspondProcédures longues et spécialisées

La règle qui découle du tableau : tout ce qui est relu à chaque session doit rester court. Un CLAUDE.md de six pages est payé six pages à chaque démarrage, sur toutes les tâches, y compris celles qui n'ont rien à voir.

Les fichiers se cumulent, ils ne s'écrasent pas

Le personnel et le projet sont chargés tous les deux. Inutile de recopier tes préférences globales dans chaque dépôt.

Avant de commencer

  • Claude Code installé
  • Un projet où tu travailles régulièrement
  • Un quart d'heure

1Vider ce qui traîne

Ouvre ton CLAUDE.md de projet et supprime tout ce qui entre dans une de ces catégories :

  • ce que le code dit déjà (l'arborescence, la liste des dépendances) ;
  • ce que git log dit déjà (l'historique des décisions) ;
  • ce qui n'est vrai que pour une tâche précise ;
  • les politesses et les généralités (« écris du code propre »).

Il reste en général très peu de choses. C'est normal, et c'est le but.

2Générer une base

Dans Claude Code :

/init

La commande lit le dépôt et propose un CLAUDE.md de départ : commandes de build et de test, conventions repérées, structure. Ne le garde pas tel quel, coupe tout ce qui est déductible du code.

3Séparer ce qui te concerne toi

Ton chemin de vault, ton port préféré, le fait que tu utilises pnpm alors que l'équipe est sur npm : ça n'a rien à faire dans un fichier versionné.

echo "CLAUDE.local.md" >> .gitignore

Puis mets-y ce qui te suit toi sur ce projet. Le fichier est chargé comme les autres, mais personne d'autre ne le voit.

4Faire remonter les corrections

C'est l'étape que tout le monde saute. Quand tu corriges Claude sur un point qui reviendra, la correction doit finir dans un fichier, sinon tu la refais demain.

Le raccourci : commence ta phrase par #.

# Toujours utiliser pnpm dans ce projet, jamais npm.

Claude propose d'ajouter la ligne au fichier de mémoire adapté et te demande lequel. Une correction, une ligne, trois secondes.

Le bon rythme

En fin de session, relis les deux ou trois moments où tu as dû reprendre Claude. Si l'un d'eux se reproduira, il devient une ligne de mémoire. Sinon, laisse tomber : une mémoire qui grossit sans raison finit ignorée.

Ce qui mérite d'être écrit, et ce qui ne le mérite pas

Écris ce qui est arbitraire et non déductible :

  • « Les migrations se lancent avec make db-migrate, jamais directement avec l'outil. »
  • « Ne touche pas à legacy/, ce dossier part en janvier. »
  • « Les messages de commit sont en français, à l'impératif. »

N'écris pas ce qui se lit dans le code :

  • la liste des dossiers ;
  • les noms des fonctions principales ;
  • la stack technique.

Le modèle lit le dépôt. Lui décrire ce qu'il peut ouvrir revient à payer deux fois la même information.

Pour vérifier que ça sert

Un bon test après une semaine : ouvre ton CLAUDE.md et, pour chaque ligne, demande-toi ce qui se passerait si tu la supprimais. Si la réponse est « rien de visible », supprime-la. Ce qui reste est ta vraie mémoire de projet.

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